Maison d’écrins pour instruments et patrimoine · 30 ans de savoir-faire · Atelier à Paris depuis 2011

Maison d’écrins pour instruments et patrimoine

Concevoir · Protéger · Transmettre

Réalisations

Chaque écrin commence par un problème

Un objet rare pose toujours une question que personne n’a encore résolue : une forme, un équilibre, une fragilité qui lui appartiennent en propre. Chaque réalisation raconte ce chemin — comprendre, raisonner, construire.

Pièces uniques · Conçues et réalisées à Paris

Le geste fondateur

Naissance d'un écrin

La kobza — pièce unique

Victor ne commence jamais par fabriquer un étui. Il commence par comprendre : observer l’objet, relever ses formes, construire autour d’elles, ajuster, protéger. La kobza — luth traditionnel au corps profond, qui n’entrait dans aucune forme existante — montre ce geste en entier, du premier trait de crayon au dernier point. Le même depuis trente ans.

I

I — Le tracé
Tout commence par une ligne, prise sur l’instrument lui-même.

II

II — La structure
Le bois est cintré, collé, maintenu , le temps que la forme prenne.

III

III — Le gainage
La coque nue disparaît sous la matière, pli après pli.

IV

IV — L’instrument
Chez lui, enfin.

« L’écrin naît de l’instrument. Jamais avant lui. »

Les réalisations

Une seule méthode.
Quatre applications.

01

Formes atypiques

Le clavicytharium

Comment protéger un instrument qui n’entre dans aucune géométrie connue ?

La silhouette singulière de cet instrument de la Renaissance — clavier horizontal, caisse dressée à la verticale — échappait à toute solution existante. Elle exigeait d’être comprise avant d’être enveloppée.

L’étui a donc été développé à partir des axes, des tensions et des points d’équilibre de l’instrument lui-même. La structure épouse son architecture au lieu de la contraindre — jusqu’à devenir, fermée, une sculpture énigmatique dont seule la gravure ancienne livre la clé.

Un écrin façonné par l’architecture même de l’instrument.

La gravure du XVIᵉ siècle — et sa réponse contemporaine

Le triptyque ouvert — dix-huit tiroirs sculptés

En médiation — © MusVerre

02

Musées & Patrimoine

La mallette MusVerre

Comment protéger le verre sans le cacher ?

Le verre vit de lumière et de transparence — or protéger, c’est souvent cacher. Pour le MusVerre de Sars-Poteries, il fallait une structure capable de transporter des pièces fragiles tout en les laissant voir, toucher du regard, comprendre.

La mallette s’ouvre en triptyque et révèle dix-huit tiroirs, chacun sculpté pour l’objet qu’il porte. Elle voyage de classe en classe : entre les mains des médiatrices du musée, elle fait découvrir la matière verre aux enfants — protéger et transmettre dans le même geste.

Un seul objet : étui de transport, structure de conservation et outil de transmission.

03

Transport d'œuvres

La kora

Comment faire voyager un instrument dont la moindre vibration peut avoir des conséquences ?

Tout objet appelé à voyager est exposé aux vibrations, aux chocs, aux ruptures de charge et aux multiples manipulations. La kora — calebasse fragile, manche sculpté, cordes en tension — ne tolérait aucune approximation dans son transport international.

L’intérieur a été entièrement sculpté autour de l’instrument : un berceau qui l’immobilise sans le contraindre, une coque rigide, des roulettes pour que la masse ne repose jamais sur les mains qui la déplacent. L’étui absorbe le voyage ; l’instrument l’ignore.

L’instrument voyage — sa structure et sa voix restent intactes.

La kora en place — chaque appui sculpté à sa mesure

04

Restauration d'écrins anciens

L’étui d’une guitare baroque

Comment restaurer un écrin sans effacer son histoire ?

Le temps avait fragilisé la structure : doublures arrachées, bois fracturé, ferrures oxydées. Mais cet étui ancien était devenu inséparable de l’instrument qu’il protège depuis plus d’un siècle — le remplacer aurait été effacer une part de son histoire.

La restauration a été conduite avec retenue : consolider la structure, renouveler ce qui ne protégeait plus, stabiliser les matières — et préserver la patine, les proportions, jusqu’au papier à motifs découvert sous les doublures, témoin silencieux d’un autre siècle.

Avant — un siècle d’usure

Ce que le temps cachait

Après — la protection retrouvée, la mémoire intacte

Un étui qui poursuit son rôle — sans rien renier de ce qu’il porte.

À venir

Les défis de protection

Certains objets posent des questions qui méritent un récit à part entière. Ces histoires seront racontées ici, une à une.
Hors norme
Un théorbe de près de deux mètres
Rareté
Un heckelphone piccolo de 1933
Climat
Contrôler l’air autour de l’objet
Fragilité
Faire voyager le verre
Contact

Chaque projet commencepar une conversation.

Parlez-nous de l’objet, de ses contraintes, de son voyage — et de ce qui doit être préservé.